Communiqués de presse relatifs au Gouvernement wallon de ce 15 septembre 2016

Le Gouvernement wallon abroge et modifie les signes distinctifs des bourgmestres, échevins et présidents des centres publics d’action sociale

Sur proposition du Ministre des Pouvoirs Locaux, le Gouvernement wallon a adopté en troisième lecture ce jeudi, le projet d’arrêté déterminant le signe distinctif des bourgmestres et échevins ainsi que le projet d’arrêté déterminant le signe distinctif des présidents des centres publics d'action sociale.

Les arrêtés du Gouvernement wallon du 20 avril 2006 déterminant respectivement le signe distinctif des bourgmestres et échevins et déterminant le signe distinctif des présidents des centres publics d'action sociale sont abrogés.

Cette mesure répond à une demande adressée par les parlementaires wallons au Gouvernement, dans leur résolution du 13 avril 2016 sur le sujet, votée majorité contre opposition.

Concrètement, le bourgmestre portera désormais une écharpe à fond noir, jaune et rouge, avec franges d’or, frappée d’un coq hardi. Par cela, le signe distinctif traduit le double lien du bourgmestre, avec l’État fédéral ‑ incarné par le maintien du tricolore belge – et avec la Wallonie, illustrée par l’apposition du coq hardi. Les franges d’or renvoient à l’usage commun pour le premier mandataire de la commune.

Les échevins et le président de CPAS partageront le même insigne, comme c’est déjà l’usage et compte tenu de la parenté de ces fonctions. Ils porteront une écharpe à fond rouge et jaune, avec franges d’argent. L’actualisation fédérale de l’écharpe scabinale s’opère donc à travers le choix des couleurs rouge et jaune, référant à la Wallonie. Les franges d’argent renvoient à l’usage commun pour les seconds mandataires de la commune.

Les modifications apportées entreront en vigueur à l’occasion de l’installation des instances suite aux élections locales d’octobre 2018.

 

 

LIEGE - Restauration d’un immeuble - sis rue Bonne Fortune n°9

Le Gouvernement wallon a octroyé, sur proposition de Maxime PREVOT, Ministre wallon du Patrimoine, un important subside pour la restauration de l’enveloppe extérieure et du hall d’entrée d’un immeuble classé situé rue Bonne Fortune à Liège. 

L’immeuble classé, situé dans une cour pavée fermée par un portail, fait l’objet d’un projet de réaffectation mixte. Son propriétaire privé ambitionne de le restaurer entièrement afin d’aménager une galerie d’art au rez-de-chaussée et au premier étage du corps de logis, deux commerces dans les dépendances ainsi que trois logements aux étages supérieurs.  Laissé sans entretien pendant de nombreuses années, l’état des façades, des châssis et des espaces intérieurs ont toutefois fortement été détériorés.

Le projet de réaffectation prévoit le nettoyage et la restauration des façades, la restauration des menuiseries extérieures (pose d’un joint d’étanchéité dans les châssis existants et pose d’un châssis de doublage dans les logements) et la restauration complète de la cage d’escalier (carrelage en marbre de carrare, peinture murale faux-marbre, ferronneries). 

Le montant de ces travaux s’élève à 1.101.955,63 TVAC, subsidiés par la Wallonie à concurrence de 576.534,37 € TVAC dans le cadre de la politique du Patrimoine menée par le Ministre Maxime PREVOT.

 

 

FOSSES-LA-VILLE - Restauration de la Collégiale Saint-Feuillen

Le Gouvernement wallon a octroyé, sur proposition de Maxime PREVOT, Ministre wallon du Patrimoine, un important subside pour la restauration de l’enveloppe extérieure de la Collégiale Saint-Feuillen de Fosses-la-Ville.

Sanctuaire mérovingien primitivement dédié à Saint-Pierre, remplacé par deux bâtisses successives durant l'époque carolingienne, la Collégiale Saint-Feuillen fait partie du patrimoine exceptionnel de Wallonie.

Elle offre actuellement un visage qui permet de retracer plus de mille ans d’histoire.  À l’ouest, se dresse une puissante tour romane de quatre niveaux vraisemblablement de la fin du 10e siècle, cantonnée par de robustes tourelles d'escalier. Cette tour est sommée par une flèche baroque en ardoises datant de 1707. L’entrée se fait toujours par un portail cintré abrité sous un porche qui donne directement dans la nef via le bas-côté sud. La nef est éclairée par de hautes fenêtres bombées et harpées et est prolongée par un long chœur surélevé qui était réservé au collège des chanoines.  Ce chœur est séparé de la nef par une barrière ouvragée absolument remarquable. La caractéristique la plus intéressante de la collégiale est sans contexte sa crypte hors sol de la fin du 11e siècle, terminée à l'est par deux absides semi-circulaires et dans son axe par une chapelle à trois pans datée de 1655.

Les travaux de restauration concerneront l’enveloppe extérieure du bâtiment (toiture, maçonnerie et châssis) ainsi que la mise en place de châssis de doublage des baies. Ce dispositif sera doté de filtres UV afin d’éviter la décoloration des peintures des stalles retraçant la vie de Saint Feuillen, récemment restaurées.

Le montant de ces travaux s’élève à 3.006.234,85 € TVAC, subsidiés par la Wallonie à concurrence de 2.836.402,16 € TVAC, hors frais généraux, dans le cadre de la politique du Patrimoine menée par le Ministre Maxime PREVOT.

 

 

MONS - Restauration de l’Hôtel Letellier

Le Gouvernement wallon a octroyé, sur proposition de Maxime PREVOT, Ministre wallon du Patrimoine, un important subside pour la restauration de l’enveloppe extérieure de l’Hôtel de la Roche de Marchienne, appelé Hôtel Letellier du nom de l’avocat Abel Letellier, bibliophile et collectionneur d’objet d’art.

Très bel hôtel particulier situé rue de la Grande Triperie à Mons, l’Hôtel Letellier a été construit dans le dernier tiers du 18e siècle. Probablement construit en 2 temps, il présente la caractéristique d’avoir été édifié entre cour et jardin et offre aux propriétaires, un havre de paix en plein centre-ville de Mons. La première phase de construction concerne le logis, bâti en style tournaisien sur un plan en U au fond d’une cour pavée. La seconde, qui confère à cet ensemble un caractère exclusif en présentant à la rue un pavillon d’entrée percé par un haut portail, intègre également la construction des dépendances (écuries, carrosserie, cuisines, etc.).

Les travaux de restauration envisagés par son propriétaire privé ont été divisés en 3 lots et concernent les toitures et des charpentes, les maçonneries et les façades (décapage des enduits existants et restauration des maçonneries de briques) ainsi que la restauration des menuiseries et la restitution des châssis.

Le montant des travaux projetés s’élève à 980.856,60 € TVAC, subsidiés par la Wallonie à concurrence de 614.095,31 € TVAC dans le cadre de la politique du Patrimoine menée par le Ministre Maxime PREVOT.