Communiqués de presse du Gouvernement de ce 24 novembre 2016

Communiqué de presse - « Acheter wallon »

La Wallonie ne profite pas assez de la richesse qu’elle produit sur son territoire.

Ainsi, l’IWEPS, a mis en évidence qu’en moyenne, 100 euros investis :

·      En Wallonie auront un impact cumulé sur la production wallonne de +31 et par effet de  débordement produiront un effet de +36 en Flandre ;

·      En Flandre auront un impact cumulé sur la production flamande de +47 et ne produiront seulement un effet de +9 en Wallonie.

Cette réalité, qui coûte à la Wallonie 5 milliards € chaque année a été mise en évidence par le Ministre-Président à l’occasion de son discours sur l’état de la Wallonie (avril 2016).

Il faut tirer les enseignements de cette réalité pour tisser en Wallonie, un écosystème économique susceptible de produire en Wallonie les éléments nécessaires pour répondre aux besoins de nos entreprises et de nos ménages.

C’est ce qui a amené le Gouvernement wallon à consacrer une séance dédicacée à l’« Acheter wallon », avec un ensemble de mesures concrètes articulées autour des cinq thèmes identifiés comme prioritaires par une étude de l’Iweps:  

1.    Développer l’économie interne par la politique d’achats publics ;

2.    Mieux faire connaître les produits wallons ;

3.    Promouvoir les circuits courts ;

4.    Encourager la création de filières « manquantes » ;

5.    Soutenir les créateurs wallons.

 

La démarche volontariste, portée par l’ensemble des Ministres wallons, doit s’entendre comme complémentaire aux autres politiques wallonnes – dont le PM4.0 – qui visent à développer l’excellence et le tissu industriel wallon par le biais notamment des pôles de compétitivité dans des secteurs porteurs et par le biais d’initiatives en vue de renforcer le potentiel d’exportation de nos entreprises. 

Ce Gouvernement thématique est une première étape qui se complétera tout au long de la législature. Sera notamment explorée dans les prochains mois, la possibilité de conclure des partenariats avec des fédérations sectorielles comme l’APFACA, FWA, FEVIA Wallonie et Comeos.

THEME 1: UNE POLITIQUE D’ACHATS PUBLICS

  1. Généralisation de l’utilisation des dispositions anti dumping et des clauses environnementales, sociales et éthiques dans les marchés publics

Le Ministre Christophe Lacroix souhaite faire de la commande publique un véritable levier de développement responsable en Wallonie. Le recensement des marchés publics en Wallonie doit être organisé au service de l’action publique, être en lien avec les enjeux liés à la commande publique (impact sur l’économie, contribution au développement durable de la Région, prix anormaux, etc.), et permettre au Gouvernement wallon de prioriser efficacement ses politiques, mesurer leur efficacité, et le cas échéant les ajuster.

Depuis le début de cette législature, le Gouvernement wallon a fait preuve d’une attitude volontariste en prenant plusieurs mesures visant à promouvoir les acteurs économiques wallons et à lutter contre le dumping social.

Aujourd’hui, le Ministre Christophe Lacroix avec ses collègues va plus loin et formule de nouvelles propositions d’actions à mettre en place et visant à créer une économie wallonne plus endogène via les achats publics.

Au-delà de rendre obligatoire l’insertion de clauses sociales pour les marchés publics de travaux de plus d’1 million €, les nouveaux contrats de gestion devront obligatoirement répondre à l’engagement de « promouvoir une concurrence loyale et lutter contre le dumping social ». Des outils permettant aux pouvoirs adjudicateurs de lutter contre le dumping social dans leurs marchés de services seront également élaborés en concertation avec les secteurs concernés et les organisations sociales (second semestre 2017).

Dans cet objectif, le Gouvernement wallon a décidé de créer, au premier semestre 2017, un Observatoire des marchés publics logé au sein du Secrétariat général du SPW. Parmi ses missions, il sera notamment chargé de l’analyse de la commande wallonne, du développement d’outils pratiques à destination des pouvoirs adjudicateurs et de la coordination des travaux menés en Wallonie sur les marchés publics. L’Observatoire sera également chargé du suivi et de l’évaluation du futur plan d’actions triennal « Achats publics responsables 2017-2019 ». Avec comme objectif, insiste le Ministre Christophe Lacroix que « les marchés publics passés en Wallonie soient 100% responsables face aux défis sociétaux à l’horizon 2020 ».

  1. Conditionnement des subsides aux pouvoirs locaux au respect de ces dispositions

 

Autre mesure phare en termes de lutte contre le dumping social et de promotion de notre tissu économique local, sur proposition du Ministre des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, le Gouvernement wallon a décidé de conditionner  l’octroi de subsides publics au respect de certaines clauses sociales, environnementales, éthiques et anti-dumping pour les dispositifs suivants :

-          Fonds régional pour les Investissements communaux ;

-          Fonds destinés à l’amélioration de la performance énergétique et utilisation rationnelle de l’énergie dans les bâtiments (programme UREBA) ;

-          Subventions à la construction, l’acquisition et la rénovation d’infrastructures sportives ;

-          Fonds liés aux opérations de Rénovation urbaine et revitalisation ;

-          Fonds régional de Développement du Logement.

 

Premiers investisseurs de Wallonie, les Pouvoirs locaux, en tant que pouvoirs adjudicateurs, constituent un levier incontournable lorsqu’il s’agit de mener une politique cohérente en matière d’achats publics dont l’objectif concours à une consommation publique responsable et durable.

C’est ainsi un montant global de 130,6 millions € de subventions annuelles (auxquels s’ajoutent de nouvelles enveloppes de financements alternatifs pour un montant total de 283 millions €) dont l’octroi se verra conditionné.

THEME 2: MIEUX FAIRE CONNAÎTRE LES PRODUITS WALLONS

  1. Agrilabel : un outil pour développer les produits labélisés

 

La Wallonie souhaite protéger son patrimoine gastronomique en mettant en valeur sa diversité et sa qualité. La labellisation de ces produits est un moyen d’atteindre cet objectif.

 

A ce jour, 11 produits wallons bénéficient d’une appellation de qualité européenne AOP (Appellation d’Origine Protégée), IGP (Indication Géographique Protégée) ou STG (spécialités traditionnelles garanties) et 7 produits sont reconnus au niveau de la Wallonie en qualité différenciée. Le Fromage de Herve, le Jambon d’Ardenne, le Pâté gaumais, la Plate de Florenville ou encore le Crémant de Wallonie ne sont que quelques exemples d’appellations parmi d’autres.

 

Le Gouvernement wallon, sur proposition du le Ministre de l’Agriculture, René COLLIN, a décidé d’augmenter le nombre de produit labélisés afin d’atteindre les 25 produits reconnus par un signe de qualité européen et 17 produits reconnus en qualité différenciée d’ici 2020.

Afin d’encourager les producteurs à s’inscrire dans cette démarche volontaire qui valorise notre terroir et la qualité de nos produits, la Wallonie a déjà mis en place divers outils :

-      La simplification et l’harmonisation des procédures d’obtention des appellations : Le 14 juillet, le Gouvernement wallon a approuvé en troisième lecture les arrêtés mettant en application de la réglementation européenne relative aux systèmes de qualité spécifiques. Ces arrêtés permettront de gagner du temps, de la précision et de l’efficacité.

-      Une information aux porteurs de projets potentiels sera réalisée via la mesure 1.2 du PwDR.

-      La prise en charge d’une partie des frais de certification : Les agriculteurs qui participent à un cahier des charges éligible et qui encourent des frais de contrôle et de certification strictement liés à leur participation, peuvent bénéficier d’un soutien.

-      Une promotion spécifique aux produits identifiés par un référentiel géographique ou de qualité sera réalisée par l’APAQ-W en 2017. Afin de permettre aux consommateurs une meilleure lisibilité, un logo sera apposé sur les produits de qualité différenciée.

Pour compléter ce panel de mesures, le Gouvernement wallon a décidé ce jour d’étendre les missions de la CAIG (Cellule d’Appui aux Indications Géographiques). Cette structure s’appellera désormais « Agrilabel ». Outre sa mission d’appui dans l’élaboration des dossiers de demandes d’enregistrement pour une reconnaissance européenne, Agrilabel prendra également en charge les demandes de préparation de cahiers de charges relatifs à la qualité différenciée. Afin de mener à bien ces nouvelles missions, le Gouvernement a approuvé l’augmentation des moyens accordés à cet organisme. Une subvention de 228.000€ est donc octroyée. 

 

  1. Le Clic Local : le déclic exemplaire des pouvoirs locaux

Le Gouvernement wallon a approuvé, sur proposition du Ministre de l’Agriculture René COLLIN, le projet de consolidation de la plateforme « lecliclocal », un outil visant à encourager et faciliter l’achat de produits locaux par les institutions et pouvoirs publics. Une manière concrète de soutenir l’économie locale, de réduire son empreinte écologique mais également d’élargir la visibilité des produits wallons.

Aujourd’hui, « lecliclocal » recense 351 producteurs, 167 collectivités sont inscrites et 228 marchés publics ont déjà été lancés essentiellement pour l’achat de pommes, de poires, de jus de fruits, de volaille ou encore de légumes. Force est de constater que ces chiffres sont tenus en regard du potentiel producteur/consommateur en Wallonie.

Ce travail s’accompagnera d’une approche commerciale renforcée en démarchant auprès des producteurs d’une part mais également en élargissant le potentiel client aux hôpitaux, crèches, institutions médico-sociales, …

Le Gouvernement entend bien fidéliser les utilisateurs du «lecliclocal » notamment au travers de subside spécifique pour les inciter à faire perdurer leur démarche. Une action spécifique aux écoles sera notamment mise sur pied. Un déclic qui permettra d’adopter au quotidien le réflexe d’une consommation wallonne.

  1. Développement du bio : des objectifs à la hausse

Le Gouvernement wallon a approuvé, sur proposition du Ministre de l’Agriculture René COLLIN, l’adaptation des objectifs du Plan stratégique Bio à l’horizon 2020 afin de le faire coïncider aux résultats positifs recueillis sur le terrain.

En effet, si l’agriculture biologique représentait, en 2015, 5,7 % de la surface agricole européenne, soit le double de 2002, désormais 8,7 % de superficie wallonne est consacrée au bio pour quelques 1347 exploitants. En outre, 92 % des hectares bio belges sont situés en Wallonie.

Ce succès s’explique, entre autres, par la demande croissante des consommateurs, les caractéristiques de notre surface agricole utile, le changement progressif des mentalités et le soutien actif de la Wallonie.

Pour valoriser davantage nos produits et répondre ainsi au développement de la part de produits bio dans les achats wallons, le Gouvernement wallon s’est doté en juillet 2013 d’un Plan Stratégique Bio qui fixe des objectifs d’évolution à l’horizon 2020, à savoir : 14 % de la surface agricole utile cultivés selon les règles du bio, 1750 exploitations sous contrôle bio et atteindre 3% du total des produits alimentaires achetés. A près de 4 ans de l’échéance du plan, l’objectif est réalisé à 60 % pour les  superficies et à 75 % en nombre d’exploitations.

Sur base de la progression actuelle, les objectifs du Plan Bio peuvent être revus à la hausse et compter 2.000 exploitations à l’horizon 2020. Le Gouvernement veut ainsi doubler la surface actuelle pour 2020 et donc atteindre 17,4% de la surface agricole utile cultivés selon les règles du bio. En 2030, l’objectif serait d’atteindre les 25%.

Afin de continuer à faire progresser la production bio, René COLLIN va également étendre les moyens alloués actuellement au secteur bio Mais également  redéfinir les moyens d’atteindre ces objectifs. Le Ministre souhaite également donner priorité au développement de filières complètes permettant de renforcer la part de la valeur ajoutée à la production. Cela implique une meilleure étude et connaissance du marché, le développement de la commercialisation en circuits-courts et une meilleure maitrise de l’aval par le producteur, par exemple via les coopératives de commercialisation.

Pour rappel, le montant des aides agricoles bio versées en 2015 s’élève à 13.770.000 euros (60 % à charge de la Wallonie et 40 % de cofinancement européen).

  1. L’école pour promouvoir le « consommez wallon »

Sur proposition du Ministre de l’Agriculture, René COLLIN, le Gouvernement wallon a approuvé le renforcement actions de sensibilisation en milieu scolaire dans le cadre du Gouvernement thématique « Achetez wallon ».

 

Au niveau européen, deux programmes d’aide à destination des écoles : « Fruits et Légumes à l’école » et « Lait à l’école » cohabitent.  Basés sur le volontariat, ces programmes permettent la distribution de produits aux écoliers, visant à les encourager à adopter des habitudes alimentaires saines.

Le programme « Fruits et Légumes à l’école », qui concerne la Région wallonne et les écoles francophones de la Région de Bruxelles-Capitale, s’adresse aux élèves de l’enseignement maternel et primaire. Pour l’année 2015-2016, le nombre d’élèves participant en Wallonie était de 127.708 et de 9.879 en Région Bruxelles-Capitale pour un total de 979 établissements inscrits.

La liste des produits éligibles a été élaborée sur une base trimestrielle. Elle tient compte de critères permettant ainsi aux produits wallons d’occuper une place de choix dans les achats des écoles :

-              diversité des produits et intérêt alimentaire ;

-              produits de saison ;

-              circuit le plus court possible pour le produit concerné ;

-              mode de production durable.

 

Le programme « Lait à l’école » encourage, quant à lui, les élèves à consommer des produits laitiers et à adopter une alimentation équilibrée. Ce programme concerne quant à lui plus de 16.000 élèves en Région wallonne, pour environ 70 écoles.

L’Europe annonce un nouveau règlement harmonisé qui abrogera les deux programmes dès l’année scolaire 2017-2018. René COLLIN profitera de cette révision pour élaborer des projets de texte destinés à organiser l’octroi de subsides dès l’année 2017-2018. Une procédure simplifiée et efficace, de quoi toucher davantage d’établissements scolaires.    

A l’horizon 2020, le Gouvernement souhaite que 250.000 élèves participent à ces actions de promotion d’habitudes de consommation saines et durables. De nouveaux outils pédagogiques seront mises en place par l’APAQ-W afin augmenter la  distribution de produits wallons dans les écoles. 

  1. Promouvoir la filière bois de Wallonie

Le Gouvernement wallon, sur proposition du Ministre de la forêt, René COLLIN, et du Ministre de l’économie, Jean-Claude Marcourt, a approuvé le plan de soutien et de développement de la filière bois de Wallonie.

 

Les forêts belges sont principalement localisées en Wallonie. Cette dernière recense quelques de 550.000 ha de terres boisées, ce qui représente 33 % du territoire wallon. Cette ressource a permis le développement de la sylviculture, de l’exploitation forestière et d’une filière de transformation. Aujourd’hui, la filière bois en Wallonie représente 7.800 entreprises, majoritairement des PME, pour 19.000 emplois directs, essentiellement en zone rurale.

 

Le Gouvernement a retenu deux axes de travail pour soutenir la filière bois :

 

→     L’optimisation et la certification des ressources forestières

 

Depuis plusieurs années, nos scieries wallonnes manquent de bois feuillus. Cette situation se révèle paradoxale puisque seul 70% de l’accroissement naturel est récolté. L’Office Economique wallon du Bois (OEWB) doit dès lors organiser une meilleure récolte du feuillus, tenant compte des possibilités d’exploitation annuelles. Ainsi, un rapport approfondi sera réalisée en partenariat entre l’OEWB et la DG03 pour établir les conditions d’une exploitation économique optimale du feuillus.

 

Le Ministre MARCOURT tient à préciser : « le potentiel de valorisation supplémentaire dans la filière bois et plus spécifiquement la filière du feuillus équivaut à plus de 400.000 m3 par année. Ce volume témoigne du potentiel extraordinaire que représente la transformation du bois et son intégration croissante dans le secteur de la construction. L’eau, la pierre et le bois ont toujours été des ressources naturelles qui constituent l’ADN de la Wallonie. Dans le  cas du secteur du bois, il est  important d’associer cette formidable richesse renouvelable à une stratégie industrielle porteuse d’emplois.

 

→     La communication autour de la ressource bois wallonne  

 

Le Ministre de la Forêt, René COLLIN tient à préciser : « Une campagne de communication va être mise en place par l’Office Economique Wallon du Bois afin de soutenir la filière bois local et mettre en avant le principe « couper un arbre, c’est faire vivre la foret ». Un coup de projecteur nécessaire sur le savoir-faire des entreprises wallonnes et les emplois locaux. » Cette campagne médiatique débutera début 2017 et s’étendra jusqu’aux démonstrations forestières les 1 et 2 aout 2017 à Libramont.

 

En outre, le Ministre MARCOURT soutient une démarche originale portée par la Financière du Bois et Wallonie Design pour promouvoir le travail du bois à travers des processus industriels innovants. En effet, le bois, à l’instar d’autres matériaux, détient un potentiel Design important. Des actions de promotion sont ainsi envisagées, qui se déclineront de la sorte :

-          un site Internet (Wood inspiration) fédérant les acteurs du Bois, de l'artisan à l'industrie en passant par le designer. Il servira à promouvoir les produits innovants de la filière.  

-          deux expositions temporaires design sur les produits en bois fabriqués en Wallonie.

 

  1. La Wallonie s’offre une vitrine internationale à Bruxelles

Sur proposition du Ministre du Tourisme, René COLLIN, le Gouvernement wallon a approuvé le renforcement de la valorisation de l’Espace Wallonie à Bruxelles.

Dès 2017, les moyens budgétaires destinés à la promotion touristique de la Wallonie se concentreront sur les marchés prioritaires. Parmi ceux-ci, la Flandre et Bruxelles qui représentent ensemble 42,5% des nuitées enregistrées en Wallonie. Au niveau des attractions, ces deux mêmes marchés représentent 27% de la clientèle globale.

Pour faire connaitre l’offre touristique wallonne à un public flamand, bruxellois ou même international, l’Espace Wallonie, situé Rue Marché aux herbes à Bruxelles, à quelques pas de la Grand Place, est une vitrine idéale. On constate en effet que 80% des visiteurs de cet espace  souhaitent obtenir des informations à caractère touristique.

Les services dédiés aux marchés Flandre et Bruxelles de l’ASBL « Wallonie Belgique Tourisme » seront désormais hébergés au sein de cet espace. WBT assurera :

 

-      l’organisation de l’accueil touristique au sein du bâtiment et l’ouverture en période de week-end ;

-      l’habillage et la valorisation des vitrines du bâtiment ;

-      la mise en place d’un système d’évaluation statistique (nombre de visiteurs et  leur nationalité + type de demandes) ;

-      la mise en place d’un espace de vente de produits valorisant la Wallonie, dès septembre 2017.

Pour assurer un service de qualité, le Gouvernement a exigé la présence d’un personnel plurilingue et disposant d’une connaissance complète de l’offre touristique wallonne.

 

  1. En 2017, le tourisme en Wallonie sera gourmand !

Le Gouvernement wallon a approuvé, sur proposition du Ministre de l’Agriculture René COLLIN, la stratégie de promotion des atouts gastronomiques wallons au travers du prisme touristique et de la thématique consacrée en 2017 : « La Wallonie Gourmande ».

La gourmandise est le qualificatif par essence de la Wallonie qui se distingue par la diversité, la qualité mais également la typicité de ses produits, de leur transformation mais aussi de leur mise en valeur. Une thématique qui encouragera les synergies entre les secteurs agricoles, des artisans transformateurs, touristiques et de la restauration.

 

Le Gouvernement entend bien capitaliser sur la singularité de notre territoire et sur le savoir-faire de nos artisans pour proposer un tourisme de proximité qui alliera tradition, authenticité et innovation, de quoi consacrer la Wallonie comme la terre du « bien-vivre » ou de l’expression « c’est bon, c’est wallon » qui prend de plus en plus de place.

 

Une série d’actions, d’évènements et de supports seront proposés dans ce cadre, autour d’un lay-out commun : itinéraires des vins, bières et fromages wallons, des diners insolites, une journée des microbrasseries,… Un site internet sera dédié à cette année à thème afin notamment de référencer toutes les initiatives en la matière. Le coût estimé s’élève à environ 1 million euros en provenance des budgets de l’APAQW, du CGT et de WBT.

 

L’objectif est de renforcer l’image touristique dont bénéficie la Wallonie à l’étranger au travers la qualité de ses produits mais également le savoir-faire de ses producteurs et de ses restaurateurs.

 

 

  1. Vers un label « de Wallonie » pour Mieux faire connaitre les produits wallons !

 Ce jeudi, le Gouvernement wallon a décidé de poursuivre l’action de mise en place d’un système permettant l’identification aisée des produits wallons et porté par les acteurs. Le Ministre Carlo DI ANTONIO, déjà à l’initiative de l’appellation et de la pastille « Agriculture de Wallonie », est chargé de ce projet. Le Ministre René COLLIN portera le volet relatif aux produits issus de l’agriculture.

La création d’un label « de Wallonie » pour plusieurs catégories de produits à usage du marché interne a pour objectif :

 

- de mieux faire connaître les produits wallons,

- d’en faire connaître la qualité

- d’en assurer la reconnaissance aisée par les citoyens.

 

De par le savoir-faire des producteurs et artisans wallons et le respect de  normes sociales, sanitaires, de bien-être animal et environnementales imposées, les produits wallons disposent de standards de qualité élevés. Il convient d’y donner la visibilité qu’ils méritent.

 

Le « local » suscite également un engouement des citoyens qui portent de plus en plus d’attention à l’origine des biens et services de consommation, pour leur santé, l’environnement et l’emploi. Par ailleurs, les consommateurs expriment des difficultés à comprendre de façon simple et rapide la signification des différents labels, marques ou garanties d’origine, quel que soit le secteur.

 

Le système mis en place devra permettre au consommateur d’identifier d’ un seul coup d'œil les produits de Wallonie. Une reconnaissance qui ne pourra qu’accentuer la fierté des producteurs de leurs productions et amplifier la consommation locale. Les touristes également sont fervents des fabrications et des produits de Wallonie. Ce label permettra aussi de faire reconnaître les productions wallonnes, reconnues de qualité, dans nos échanges commerciaux avec les régions et pays voisins, voir à l’exportation plus lointaine.

 

Ce système serait complémentaire aux systèmes organisés officiellement par les pouvoirs publics comme par exemple en alimentation le bio, les appellations d’origine ou la qualité différenciée.

 

Pour la préparation du Code wallon de l’Agriculture, une consultation citoyenne en ligne avait été organisée à l’initiative du Ministre DI ANTONIO entre décembre 2012 et mars 2013. Plus de 5.000 citoyens y ont répondu.

 

Parmi les facteurs les plus importants dans le choix de l’alimentation, les répondants ont choisi la production locale et la qualité. 93% des personnes interrogées sont d’accord de changer leurs habitudes d’achat pour favoriser l’achat local et le maintien d’une production locale. 91% des sondés sont en faveur d’un label permettant d’identifier facilement les produits issus de l’agriculture wallonne. 91% estiment également que l’agriculture et la valorisation locale des productions agricoles sont des secteurs dans lesquels la Wallonie doit investir prioritairement pour créer de l’emploi et de la richesse.

 

Par ailleurs, Carlo di ANTONIO et René COLLIN déployeront en collaboration le concept « GoodFood » en Wallonie.

L’alimentation durable, qui passe par une production plus locale, fait depuis plusieurs années l’objet de différentes mesures en Wallonie. Parmi celles-ci, on peut citer :

 

·         Le projet « Les cantiniers » qui accompagne les écoles pour la mise en place de cantines « alimentation durable »;

·         Le soutien aux magasins de producteurs, notamment via la mesure des halls relais agricoles en Wallonie et les aides du PwDR ;

·         La sensibilisation via les actions menées par les acteurs associatifs en matière d’éducation au développement durable et à l’environnement ;

·         Le plan REGAL qui vise à réduire le gaspillage alimentaire.

 

Malgré les actions déjà menées, la visibilité de l’action de la Wallonie en matière d’alimentation durable est insuffisante.

 

Sur base des mêmes enjeux, la Région bruxelloise a développé une stratégie mise en place sous l’appellation « GoodFood » qui bénéficie d’une véritable adhésion citoyenne. Cette communication unique et coordonnée porte ses fruits et permet d’avoir un message global fédérateur.

 Vu ce succès au concept « Goodfood », une déclinaison wallonne sera organisée, en partenariat avec la Région bruxelloise.

Une stratégie Good Food à l’échelle de la Wallonie offre une approche holistique. Elle participe à la protection de notre modèle agricole familial, durable et attaché au sol. L’action Good Food offre également l’opportunité de consolider un lien concret entre les producteurs/transformateurs et les consommateurs autour de valeurs et d’ambitions communes. Ce concept assure enfin une vitrine et une caisse de résonnance à l’ensemble des projets qui sont et seront mis en place.  

Enfin, le Good Food permettra de fédérer les diverses actions, qu’elles émanent des pouvoirs publics, de la société civile mais aussi des citoyens qui se mobilisent à ce sujet.

 

THEME 3: PROMOUVOIR LES CIRCUITS COURTS

Le Gouvernement wallon a approuvé la stratégie de développement de circuits courts et de filières agricoles en Wallonie, proposée par le Ministre de l’économie, Jean-Claude Marcourt et le Ministre de l’Agriculture, René COLLIN..

Le consommateur wallon est de plus en plus soucieux de l’origine de ses produits alimentaires. Il accorde, en outre, une importance à la réduction du nombre d’intermédiaires dans le mode de commercialisation permettant d’assurer un revenu équitable au producteur et un juste prix au consommateur.

La logique des filières et circuits courts, également valable pour des biens de consommation autres qu’alimentaires, constitue un potentiel de développement économique et d’emploi non délocalisable pour notre région qu’il convient dès lors de soutenir via une stratégie de développement.

 

  1.        Un Centre de référence 'circuits-courts' renforcé

Le Vice-Président du Gouvernement et Ministre en charge de l’Economie, Jean-Claude MARCOURT, soutient spécifiquement les dynamiques circuits-courts, principalement via l’Agence de l’Entreprise et de l’Innovation (AEI) qui permettra d’appuyer les acteurs de ces filières de manière à assurer les indispensables débouchés.

 

Et le Ministre MARCOURT d’ajouter : « Concrètement, le rôle de l’AEI est de capitaliser sur les expériences réussies, afin d’identifier les pratiques et les modèles économiques qui fonctionnent afin que les structures d’accompagnement puissent utilement accompagner les porteurs de projets et les entreprises qui cherchent à se développer dans la filière ‘circuits-courts’ et ce, dans tous les secteurs. Il s’agira donc de créer les conditions favorables au soutien de porteurs de projets, filières ou initiatives en circuits courts.»

 

Ainsi, au niveau de l’AEI, le Ministre Jean-Claude MARCOURT souhaite :

-          Faire émerger de nouveaux projets construits sur des logiques de réseau qui contribueront, aux partages de bonnes pratiques et aux stratégies de changement d’échelle ;

-          Susciter la création et l’utilisation d’outils et méthodologies communs aux partenaires et acteurs du réseau ;

-          Mettre en place un dispositif d’orientation et de soutien des acteurs pour renforcer leur organisation en filières courtes dans une approche « cluster ».

Dans le cadre de cette action, le Gouvernement a octroyé à l’AEI un montant de 1.515.200 € pour la période 2017-2019.

 

  1. Autonomie alimentaire : un appel à projets inédit 

 

En outre, sur base d’autres expériences pilotes réussies, dont principalement la ceinture Aliment’Terre Liégeoise, le Gouvernement a décidé du lancement d’un appel à projets initié et coordonné par l’AEI pour le développement de projets et filières en circuits courts en vue de renforcer l’autonomie alimentaire locale et régionale. À terme, l’objectif est de créer des filières courtes complètes et structurées dans le secteur agro-alimentaire de proximité pour rencontrer la demande des consommateurs.

Concrètement, le Ministre Marcourt propose de soutenir entre 4 et 6 nouveaux projets durant une période de deux ans. Le budget d’1.000.000 d’euros octroyé ce jour par le Gouvernement wallon et dédicacé à cette mesure sera géré directement par l’AEI.

 

 

  1. Les Circuits courts : stratégie déclinée en 6 étapes

 

→     Elaborer des actions de recherche 

Par le biais du Plan triennal de recherche agronomique 2017-2019. Les recherches ont pour but d’augmenter la valeur ajoutée par une première transformation dans ou à proximité de l’exploitation.

→     Assurer un encadrement de qualité des producteurs

En vue d’assurer un développement performant des circuits courts agricoles, le Gouvernement soutient l’encadrement technique, économique, administratif et hygiénique des producteurs via, entre autres, une convention-cadre avec Diversiferm ainsi qu’une convention-cadre avec AgriLabel.

→     Proposer des formations et des séances d’informations adéquates pour augmenter la compétitivité, innover, améliorer les compétences, etc.

→     Développer des outils et structures favorisant les circuits courts 

 

Le Gouvernement soutient la mise en œuvre sur le territoire de diverses initiatives citoyennes telles que les Groupes d’achats communs (GAC), de Groupes d’Achat solidaires pour l’agriculture paysannes (GASAP) mais également le développement de réseaux à l’échelle transcommunale par le biais de projets de Groupes d’Actions locales (GAL) ou les marchés de produits de terroir notamment dans le cadre des parcs naturels.

 

En effet, la valorisation des produits agricoles par des artisans ainsi que leur commercialisation par des groupements d'achats alimentaires peuvent constituer des débouchés complémentaires pour nos agriculteurs wallons.

Pour rappel, le Gouvernement wallon a sélectionné, le 21 juillet 2016, 18 projets de halls relais agricoles répartis à travers toute la Wallonie pour un budget de plus de 8 millions €. Cette sélection, issue d’un appel à projets, est complémentaire aux premiers halls relais agricoles mis en place suite à l’adoption par le Gouvernement en 2011 de 8 projets de halls relais. Le hall relais permettra de renforcer les organisations de producteurs en matière économique et commerciale, et d’encourager les structures coopératives afin de diminuer les coûts de production et de mieux valoriser les produits.

 

→     Soutenir les investissements de diversification dans les exploitations agricoles

A travers les aides aux investissements dans la transformation, la commercialisation et/ou le développement de produits agricoles, le Gouvernement souhaite soutenir la diversification des activités au sein des Sociétés Coopératives agricoles de Transformation et de Commercialisation, les entreprises du secteur de la commercialisation et de la transformation de produits agricoles,  les entités publiques (communes et intercommunales) détenteurs et/ou détenteurs d'un outil de transformation de produits agricoles, notamment les abattoirs et marchés couverts.

→     Promouvoir les circuits courts

L’APAQ-W dispose d’un budget conséquent lui permettant de mettre en œuvre des actions et des campagnes de promotion spécifiques visant à informer le consommateur sur la qualité et l’origine de nos produits.

Ces actions seront renforcées en vue de positionner l’Apaq-W comme l’outil de communication de référence pour le secteur agricole wallon.

 

  1. Les filières à haut potentiel

 Certains secteurs sont connus comme étant à « haut potentiel ».  Il s’agit notamment du secteur des céréales panifiables, des céréales brassicoles, des productions horticoles, de l’élevage ovin, etc.

 Les Ministres COLLIN et MARCOURT veulent dès lors renforcer les moyens consacrés au développement et à la diversification agricole afin de répondre aux enjeux du monde agricole et aux besoins des consommateurs.

 La mise en place d’un plan stratégique global de développement de l’agriculture wallonne permettra, dans un premier temps, de prioriser les filières sous développées qui constituent un potentiel important pour l’économie wallonne. Cette diversification touche les cultures (chanvre, maraichage, céréales, légumineuses, …) mais également l’élevage (choix d’espèces mais également races).

Enfin, la volonté des Ministres est de développer des filières les plus intégrées possibles (ex : l’orge brassicole pour nos brasseries locales) et garantissant un revenu juste aux producteurs de même que le respect de la fonction primaire de l’agriculture à savoir, fournir une alimentation saine et accessible à toute la population.

La SOGEPA participera activement à la dynamique en aval de la production, ce entendu la transformation, la commercialisation, la distribution, tout en assurant le lien avec les outils financiers de la région wallonne.

 

  1. Renforcer les formations axées sur les circuits courts

Dans le cadre du Gouvernement wallon thématique « Acheter wallon », la Ministre de l’Emploi et de la Formation propose de renforcer les formations axées sur les circuits courts.

« L’avantage des emplois liés aux circuits courts, c’est qu’ils sont non délocalisables », rappelle Eliane Tillieux.

Conscients des plus-values que le développement des circuits-courts peut apporter à notre économie régionale, les opérateurs wallons de formation (FOREM, IFAPME, CISP) proposent d’ores et déjà une offre de formation complète, relative à la sensibilisation au développement des circuits courts, et plus particulièrement dans le domaine de l’agro-alimentaire et du maraîchage.

« Aujourd’hui, nous allons renforcer cette offre de formation », poursuit la ministre de l’Emploi et de la Formation.

Ainsi, un travail d’analyse préalable à la mise en place de nouveaux modules de formation est actuellement en cours au sein du FOREM et, plus particulièrement au sein du Centre de compétence « environnement ». Le Centre de compétence Technifutur développe déjà, quant à lui, une formation axée sur l’économie circulaire dans l’industrie.

Du côté de l’IFAPME, c’est au sein du centre de compétence Epicuris qu’une analyse est en cours de finalisation afin de développer davantage la filière « circuits courts » dans le cadre des formations « Chef Entreprise » ou « continue »

Du côté des centres d’insertion socioprofessionnelle, l’ASBL COF (CISP à Amay) propose de lancer un projet pilote de formation « opérateur/assistant polyvalent en micro-brasserie ». Le COF propose, en collaboration avec la brasserie « Les Fleurs du Malt » à Amay, un projet pilote de formation par le travail afin de répondre aux besoins des brasseries locales de disposer d’un premier salarié, au profil d’assistant polyvalent en micro-brasserie, capable d’assurer les principales phases de production de la bière : technique (fabrication de la bière), commerciale (présentation, promotion et vente du produit) et logistique (manutention du produit).

« Au-delà, un travail de promotion des filières de formation visant le développement de l’économie endogène wallonne sera effectué via, notamment, l’intégration d’un axe spécifique dans les conventions-cadres de collaboration en matière de formation et d’insertion professionnelle, conclus avec les secteurs, lesquels fixent leurs priorités. Nous allons aussi intégrer la dimension « circuit court» dans les projets d’autocréation d’emploi », conclut Eliane Tillieux.

 

THEME 4: COMBLER LES FILIERES MANQUANTES

  1. Affiner la connaissance du tissu wallon pour appréhender au mieux les choix stratégiques porteurs de plus-values pour l'économie

 

Afin d’analyser les chaînes de valeurs des entreprises wallonnes et donc, mieux comprendre l’écosystème régional, le Gouvernement wallon, sur proposition du Vice-Président et Ministre de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, a décidé de mettre en place un partenariat fort entre l’IWEPS, la Direction générale opérationnelle de l'Économie, de l'Emploi et de la Recherche de la Région wallonne et la Cellule d’Analyse Economique et Stratégique des outils financiers.

L’objectif de la mesure est de créer une base de données microéconomiques c’est-à-dire des données fines qui porteront sur les entreprises wallonnes telles que le chiffre d’affaires, la marge brute, le volume d’emplois, afin d’obtenir des informations stratégiques sur le tissu économique de la région et sur le positionnement des acteurs économiques dans les étapes de 'création de valeur'.

En effet, chaque étape de la chaîne de valeur, la conception, la fabrication et la vente, est, dans la grande majorité des cas, réalisée par des acteurs différents. Par exemple, dans le secteur pharmaceutique, les trois étapes de la chaine sont bien représentées en Wallonie au contraire du secteur de la viande où les acteurs se sont spécialisés dans la fabrication et la transformation mais où on ne retire pas assez de valeur ajoutée au niveau de la grande exportation.

L’analyse des chaînes de valeurs permet donc d’identifier les activités les plus porteuses en termes de croissance économique et d’emploi pour la Région. Il  s'agit donc bien d’évaluer la place que l’entreprise occupe au sein de l’écosystème wallon de par ses relations commerciales avec les fournisseurs et les clients locaux. Par exemple, la fermeture récente de Caterpillar Gosselies a montré que son impact sur l’écosystème wallon dépassait largement les frontières de l’entreprise, au vu du large réseau de sous-traitants mis en péril par la décision de fermeture du Groupe.

Ainsi, cette analyse par 'chaîne de valeurs' permet d’étudier les effets d’entrainement que peuvent avoir les grandes entreprises sur les plus petites, ainsi que l'interconnexion entre les secteurs industriels et les activités de services. L’évolution de cette base de données sera évaluée régulièrement. Un premier inventaire sera réalisé dans un an. 

Et le Ministre MARCOURT de conclure : « cette base de données, précieuse pour la région, doit servir à mieux identifier les acteurs économiques sur le territoire et les segments d’activité les plus porteurs en terme de création de richesse et d’emplois afin de soutenir les choix stratégiques de nos entreprises. »

 

  1. Plan de soutien au secteur de la viande

Le Gouvernement wallon a approuvé le plan de soutien au développement et au renforcement du secteur de la viande dans le cadre de ce Gouvernement thématique « Achetez wallon ».

Début 2015, le Vice-Président du Gouvernement et Ministre de l’Economie, Jean-Claude MARCOURT, a chargé la SOGEPA d’actualiser l’étude réalisée en 2012 sur le secteur de la viande en Wallonie. Sur base des conclusions de la première étude, le Gouvernement wallon a mis à la disposition de la SOGEPA une enveloppe de 8 millions d’euros en vue de soutenir financièrement les entreprises du secteur. Cette mesure a permis la réalisation d’investissements visant notamment  à améliorer la productivité, les conditions d’achats, l’intégration verticale entre les maillons du cycle de production « de la ferme à la fourchette » entre autres.

Suite à la nouvelle étude finalisée en juin 2016, le Ministre MARCOURT tient à préciser : « cette étude vise à identifier les perspectives et opportunités du secteur de la viande en Wallonie afin de le rendre plus compétitif. Ce secteur, en pleine transition, doit s’adapter aux mutations des marchés et améliorer substantiellement sa compétitivité. L’étude définit les mesures qui pourraient aider les entreprises à se renforcer et à se développer».

Cette nouvelle étude préconise ainsi une série de recommandations, déclinées en mesures opérationnelles concrètes dont :

-      le soutien à la performance opérationnelle du management

-      le soutien au déploiement d’une image moderne du tissu entrepreneurial, des collaborateurs et de la filière, notamment en réalisant un plan de communication et de présentation de la qualité du secteur

-      une meilleure communication sur les offres de services et sur les soutiens régionaux

-      une connaissance et une expérience accrue, par exemple en soutenant  l’étude des facteurs clés pour capter le marché ; ou encore en mettant en place - un outil de veille économique spécifique pour le secteur et en gérant l'information stratégique vis-à-vis des entreprises

-      la réforme de la politique en matière d’abattage et de mission publique

-      favoriser les partenariats, voire les acquisitions/fusions ; mobiliser les volontés et centraliser l'organisation des collaborations entre les entreprises wallonnes pour inciter les acteurs intéressés à s’y regrouper.

Ces recommandations dépassent le secteur de la transformation et touchent l’ensemble de la filière, de la production à l’assiette. Elles seront donc mises en œuvre conjointement avec le Ministre COLLIN, en charge de l’Agriculture, en partenariat avec l’APAC-W, en charge de la promotion de l’agriculture wallonne.

En tant que Ministre wallon de l’Agriculture, René COLLIN veille ainsi, via la révision de la législation sur les abattoirs publics, à garantir une offre complète de services :

-          Possibilité d’abattage même pour les apports faibles d’animaux notamment via des particuliers ;

-          Possibilité d’abattage pour les animaux autres que bovins et porcs : petits ruminants (ovins, caprins), volaille, palmipèdes, lapins ;

-          Conserver une offre géographique ou logistique pour répondre aux besoins de proximité ;

-          Assumer les coûts de personnel et d’infrastructure adaptée notamment en termes de traçabilité, et de flux, à la gestion de lot pouvant être composé d’un seul animal et  selon la présentation de carcasses souhaitée.

Pour mettre en œuvre ces recommandations, le Gouvernement wallon a débloqué ce 24 novembre 2016 une enveloppe de 5millions d’euros supplémentaires afin d’élargir le champ d’actions de la SOGEPA en matière de soutien et d’accompagnement du secteur.

  1. Encourager les groupements d’employeurs

Dans le cadre du Gouvernement wallon thématique « Acheter wallon », la Ministre de l’Emploi et de la Formation a proposé d’encourager les groupements d’employeurs.

« Ce dispositif permet aux petites et moyennes entreprises wallonnes de mutualiser les charges et se partager du personnel et des compétences dont elles ont besoin qu’elles ne peuvent s’offrir et dont elles ont besoin à temps partiel ou de manière occasionnel. Je pense, par exemple, à un développement informatique ou un travail lié à un pic d’activités saisonnier. Ce dispositif favorise dès lors le développement et la création de filières dites manquantes », indique Eliane Tillieux.

Afin d’encourager le développement du dispositif des groupements d’employeurs en Région wallonne, ce dispositif sera renforcé via le Centre de Ressources pour les Groupements d'Employeurs en Wallonie (CRGEW). LE CRGEW intervient pour accompagner les entreprises wallonnes dans la mise en place du dispositif.

Un groupement d’employeurs peut engager tous types de profils et les mettre à disposition de ses membres en fonction de leurs besoins et moyens respectifs pour les aider dans le développement de leurs activités et la gestion de leurs ressources humaines.

 

Un tel service présente l’avantage de :

-          structurer et professionnaliser la gestion des jeunes entrepreneurs,

-          favoriser l’échange de bonnes pratiques,

-          permettre l’engagement, dans les TPE, d’un premier travailleur

-          créer de l’emploi,

-          être auto-finançable, et donc pérenne.

Actuellement, il existe une dizaine de groupements d’employeurs actifs en Belgique, dont la majorité est constituée sous la forme d’ASBL (par exemple, Jobardent GIE à Liège, Ferm'Emploi GIE en Hesbaye, GEPA GIE, Groupement d'Employeurs Paysans - Artisans, dans le Namurois,...)

Globalement, l’ensemble de ces Groupements d’employeurs, soutenus ou accompagnés par le CRGEW, emploient plus de 220 travailleurs.

« Les groupements d’employeurs sont clairement une solution pour poursuivre le développement économique de notre région au bénéfice de la création d’emplois », insiste la Ministre de l’Emploi et la Formation.

 

THEME 5: SOUTENIR LES CRÉATEURS WALLONS

  1. MINDJÎ, un Festival international qui fait la part belle aux produits de qualité et à la gastronomie wallonne

 

Sur proposition du Ministre de l’Economie et de l’Innovation, Jean-Claude MARCOURT, et du Ministre de l’Agriculture, René COLLIN, le Gouvernement wallon s’est engagé à soutenir l’organisation d’un Festival européen de la gastronomie wallonne « MINDJÎ » qui aura lieu en juillet 2017 à la citadelle de Namur.

 Cette manifestation d’envergure est une initiative de Génération W, un collectif de chefs et de producteurs wallons soutenu depuis plusieurs années par le Ministre de l’Economie à travers le programme Creative Wallonia.

Avec Génération W, la Wallonie revendique son savoir-faire culinaire artisanal qui puise ses racines dans la mémoire collective de notre région. Les techniques traditionnelles et les procédés novateurs se nourrissent mutuellement et forment un écrin propice à l’éclosion d’une gastronomie wallonne en mouvement permanent. Dans le cadre de la première édition du Festival Mindji précisément, c’est le ‘lard’ qui sera mis à l’honneur et décliné sous toutes ses formes par les chefs ainsi que par les maitres bouchers et charcutiers wallons.

Le Ministre Marcourt tient à préciser : « je soutiens le projet 'Génération W' qui favorise le dialogue entre chefs gastronomiques, artisans, producteurs wallons et citoyens. La créativité culinaire, la gastronomie, mais aussi le design, l'agro- alimentaire, le développement durable,... sont les ingrédients d’une formidable aventure au service de la Wallonie. Une attention particulière est portée à la visibilité internationale de la Wallonie et à la promotion de ses atouts, c’est ce que nous défendons à travers ce tout nouveau Festival de la gastronomie. »

Le Ministre Collin souligne quant à lui le rôle fédérateur du Festival qui réunira le monde culinaire, la production agricole et alimentaire au secteur du tourisme, en passant par la restauration. Il précise également que celui-ci s’inscrit dans la thématique «Wallonie gourmande » qu’il a proposée pour l’année touristique 2017. Et d’ajouter : « Mindji rassemblera des chefs et artisans issus de plus de 15 régions d’Europe, sans oublier ceux de Flandre et de Bruxelles, qui sont des marchés importants pour le tourisme et l’artisanat de bouche en Wallonie. »

 

Enfin, en s’inspirant de festivals qui touchent à la fois les professionnels et le grand public, Mindjî entend proposer une offre variée qui met en lumière un secteur d’activité essentiel, celui de la nourriture et de la table. L’alliance entre tradition et modernité permettra d’attirer l’attention d’un large public, du gourmet en herbe au professionnel du secteur. Cette action unique s’intègre parfaitement dans la dynamique du Gouvernement d’acheter wallon.

 

  1. Meilleur Ouvrier-Artisan de Wallonie, un titre de prestige pour valoriser le savoir-faire wallon

 

Le Gouvernement wallon, sur proposition de Paul Magnette, Ministre-Président, a décidé de soutenir la proposition du collectif de chefs, Génération W, dans l’organisation du concours du « Meilleur Ouvrier-Artisan de Wallonie » dans les métiers de bouche.

Génération W souhaite, d’une part, valoriser les artisans et les métiers en lien avec la gastronomie en Wallonie dans leur recherche constante de l’excellence et de la perfection. Il s’agit, d’autre part, de promouvoir le savoir-faire wallon dans l’artisanat. Enfin, l’idée est également de valoriser l’esprit et les techniques de tradition transmises au cours des âges.

Dans la pratique, le concours s’organisera autour d’épreuves spécifiques mettant en situation les candidats. Ces derniers disposeront d'un temps donné et de matériaux de base pour réaliser des épreuves et démontrer leurs savoir-faire. Autant que le résultat, la méthode choisie, l'organisation, le geste, la rapidité, le savoir-faire et le respect des règles du métier seront contrôlés et évalués par un jury qui attribuera des notes tout au long des épreuves, et élaborera ses jugements sur la qualité des gestes techniques, de l'innovation, du respect des traditions, du niveau d'excellence, d'efficacité, de vitesse et de perfection des gestes professionnels.

Le candidat récompensé recevra le titre de « Meilleur Ouvrier-Artisan de Wallonie ». Un titre de prestige qu’il conservera  à vie. Un titre qui a pour ambition d’être autant reconnu par les professionnels que par le grand public.

« Ce concours s’inscrit parfaitement dans la valorisation de l’image nationale et internationale de la Wallonie au travers de ses artisans», a souligné le Ministre-Président Paul Magnette et de poursuivre « ce type d’initiative ne peut être que bénéfique pour notre région ».

La première proclamation aura lieu en 2017 pour les métiers de la restauration (cuisinier, maître d’hôtel et barman).

 

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Namur : 431.400 € pour l’opération de rénovation urbaine de la rue des Brasseurs

Sur proposition du Ministre des Pouvoirs Locaux, Paul Furlan, le Gouvernement wallon a approuvé ce jeudi l’octroi d’une subvention de de 431.400 € pour l’opération de rénovation urbaine de la rue des Brasseurs.

Les opérations de rénovation urbaines sont des actions d’initiative communale d’aménagement globales et concertées, qui ont pour but de restructurer, d’assainir ou de réhabiliter un périmètre urbain.

Ces opérations visent également à maintenir et à améliorer l’habitat par une ou plusieurs des actions suivantes :

la réhabilitation ou la construction de logements ;

la création ou l’amélioration d’équipements collectifs ;

la création ou l’amélioration d’espaces verts ;

la création ou l’amélioration de bâtiments destinés aux commerces ou à des activités de service.

 

Le quartier de la rue des Brasseurs, un des plus anciens de la Ville de Namur, est situé à l’intérieur d’un périmètre dit « zone des vieux quartiers », périmètre qui fut défini par un règlement communal en 1969. L’ensemble de ces quartiers constitue le cœur historique de la Ville. La majorité des constructions qui s’y trouvent sont antérieures au 19ème siècle.

Les objectifs de la rénovation visent le maintien de la structure bâtie des quartiers anciens, non seulement en raison de leur valeur architecturale attestée mais, aussi en raison de leur valeur spécifique dans la trame urbaine de l’agglomération.

En vue de poursuivre l’opération de rénovation urbaine susmentionnée, le gouvernement wallon a donc décidé ce jeudi d’octroyer à la Ville de Namur une somme de 431.400 €.

Cette somme permettra de réaliser la rénovation du bâtiment situé rue des Brasseurs 113 en vue de la création de trois appartements.

Plus d’infos ? Jean Fassiaux – 0474 46 87 82 – jean.fassiaux@gov.wallonie.be

 

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Le développement rural se poursuit à Beauraing : la maison de Village de Javingue-Sevry va voir le jour

 

Sur proposition du Ministre de la Ruralité, René COLLIN, le Gouvernement wallon a approuvé l’octroi, à la commune de Beauraing, d’une subvention complémentaire de 369.219,40 euros pour la construction de la Maison de Village de Javingue-Sevry, dans le cadre du Programme Communal de Développement Rural (PCDR).

Compte tenu de la vétusté des lieux, le bâtiment existant sera démoli permettant ainsi de reconstruire une nouvelle maison de village neuve et fonctionnelle. Une attention particulière sera portée à l’utilisation rationnelle de l’énergie (URE) ainsi qu’aux qualités acoustiques des locaux associatifs.

Le montant global du projet définitif est estimé à 485.815 euros. L’intervention de la Wallonie s’élève à un total de 388.652 euros, correspondant aux 369.219,40 euros qui s’ajoutent à la provision de 19.432,60 euros, délivrée en 2015 pour permettre à la commune de prendre en charge les premiers frais d’étude du projet.

 

Contact Presse : Pierre WILIQUET – pierre.wiliquet@gov.wallonie.be -  0495/27.34.38